Halifax mon chagrin (Quellat-Guyot et Regnauld)

Halifax mon chagrin (Quellat-Guyot et Regnauld)

Histoires d’eaux meurtrières…

Si l’on connaît bien la tragédie du Titanic et le déroulé des événements qui ont conduit au naufrage de l’insubmersible en 1912, notamment grâce au cinéma, il est néanmoins des aspects de la catastrophe qui ont été moins relayés ou utilisés dans la fiction. Qu’a-t-on fait, par exemple, des dépouilles de celles et ceux qui avaient pu sauter à l’eau mais sont morts de froid avant d’avoir pu être sauvés, dérivant à la surface des eaux glacées parce qu’ils avaient un gilet de sauvetage ? Voici un argument qui, à lui seul, aurait pu servir de toile de fond au roman graphique qui nous intéresse, Halifax mon chagrin…

Chronique d’un kidnapping (Girard)

Chronique d’un kidnapping (Girard)

Comme souvent, la réalité dépasse la fiction. Ici, il ne faudra pas moins de 278 pages pour raconter par le menu la tragique histoire d’une erreur judiciaire et d’un acharnement juridique. Cela se passe en France, c’est arrivé il y a quelques années à peine et on se pince pour y croire. Avec un scénario pareil et une aventure aux développements aussi abracadabrantesques, n’importe quel auteur serait pratiquement certain de ne pas trouver preneur chez la plupart des éditeurs. C’est ce qui risquait d’arriver à Sébastien Girard, l’auteur de ce roman graphique tout à fait singulier dans la forme et bouleversant dans le fond. Mais, par chance, le jeune homme a rencontré à Angoulême Blandine Lanoux, de la maison Félès, et lui a montré le roman achevé. L’éditrice, enthousiaste, a tout fait pour donner vie à ce projet militant et profondément humain.

Comme par hasard (Bonin)

Comme par hasard (Bonin)

Coup de chapeau au destin

Quel plaisir de retrouver l’univers du bédéiste strasbourgeois d’adoption Cyril Bonin, parfaitement à l’heure pour la sortie de son nouvel opus en mars de l’année civile ! Intitulé Comme par hasard, le roman qui vient de paraître s’inscrit dans la continuité de l’œuvre et son univers graphique prend le lecteur par la main très en douceur, mais fermement, pour ne plus le lâcher. L’intrigue est habilement ficelée, quoique tout en subtilité et délicatesse.

Carnet d’un voyageur immobile dans un petit jardin (Bernard)

Carnet d’un voyageur immobile dans un petit jardin (Bernard)

Inventaire d’un pré vert et de toutes les couleurs

Ce livre-là, on n’a pas du tout envie de le prêter : aucune chance pour qu’il revienne ! Mais on a une furieuse envie de l’offrir à tout va, d’en laisser traîner un exemplaire sur un banc à proximité d’un jardin peu exploité ou d’une pelouse trop nette pour laisser une petite place à une fleurette ou un oiseau. On voudrait l’envoyer à tous les enseignants ou parents soucieux de transmettre l’amour de la nature à leurs enfants sans savoir réellement comment s’y prendre. On voudrait qu’il devienne le livre de chevet de ceux qui ne regardent jamais de près un arbre ou une fleur. Bref, voici un ouvrage essentiel !