– Visconti Jordy –

Cette page est destinée exclusivement aux amoureux des animaux !

Né le 5 avril 2004, Visconti a été ainsi nommé car c’était l’année des V et que je nourris une passion pour Luchino Visconti, aristocrate, esthète raffiné, metteur en scène de théâtre, d’opéra et de cinéma. Ce nom sied comme un gant à mon magnifique Sacré de Birmanie qui est un aristocrate dans l’âme, a un sens extrêmement poussé de l’esthétique et m’a prouvé à chaque instant qu’il était un acteur-né et s’y entendait en mise en scène. Jamais personne ne m’a menée par le bout du nez aussi facilement ou n’a entretenu une telle complicité avec moi.

L’histoire est belle et vaut la peine d’être racontée : j’avais demandé à mes amis anglais de me garder une petite chatte à naître de leur magnifique  Risky. Première contrariété, la portée comptait quatre petits mâles, mais aucune femelle. Je suis allée les voir grandir régulièrement pendant les trois mois où ils sont restés, dorlotés et protégés de tout, auprès de leur mère. J’en ai tout de suite repéré un qui ne me plaisait pas du tout, mais que j’arrivais à distinguer des autres : il avait un double nœud dans la queue, ce qui montrait qu’il n’aurait jamais le superbe panache des Birmans, avait ses petits gants blancs trop grands et mal délimités et laissait deviner une discrète goutte de lait, une trace blanche sur le masque brun sombre, au niveau du menton, fatal défaut. J’ai essayé d’attirer les trois autres, mais c’est le vilain petit canard qui venait sans cesse vers moi pendant que les autres jouaient ensemble. Il se débrouillait pour se mettre dans mes mains, s’y lovait et s’y endormait. Au bout de trois semaines, j’ai compris et l’ai adopté.

Depuis, nous vivons une relation qualifiée de fusionnelle par le vétérinaire ostéopathe qui suit Visconti. Le chaton s’est transformé en magnifique adulte qui a toujours su placer sa queue de manière à ce que son infirmité ne se devine pas. Exclusif, Visconti supporte mal la cohabitation avec d’autres chats, sauf sa petite copine Sita, la chatte de mes parents, qui lui voue une adoration inconditionnelle.

En 2015, il a failli mourir d’une occlusion intestinale mais a été sauvé in extremis par l’équipe vétérinaire de la clinique des Vosges à la Robertsau, que je remercie vivement, notamment pour m’avoir permis de venir dans la clinique tenir la patte du petit malade après l’opération. J’aime à croire que cela a pu être utile. Pendant le premier confinement, Visconti a fait un accident vasculaire cérébral en pleine nuit et j’ai bien cru le perdre, mais il s’est remis, sauf qu’il est presque sourd et aveugle. Cela ne l’empêche pas d’avoir toujours la classe (à peine quelques poils blancs dans le masque), de trouver le chemin de son bol de croquettes sans problèmes, d’apprécier les séances de câlins, les soins de ses deux ostéopathes (l’un vétérinaire spécialisé, l’autre ostéopathe pour humains mais très proche des animaux) et les bains de soleil. Que tous ceux qui ont contribué à me permettre de garder mon complice aussi longtemps soient remerciés du fond du cœur !

Et merci à Visconti, 17 ans (quelque chose comme 84 ans), espérance de vie quasi maximale pour un Sacré de Birmanie, de me gratifier de sa compagnie…

Lundi 11 octobre 2021

Visconti s’est définitivement endormi. Jusqu’au bout, il est resté magnifique et très digne. Qu’il puisse reposer en paix et bon vent à sa belle âme…

On raconte que les chats ont neuf vies : comme on aurait envie d’y croire ! Dans ce cas, puisse sa nouvelle enveloppe être aussi belle que celle qu’il vient de quitter. On lui souhaite aussi d’être encore aimé et choyé comme il l’a été.

Adieu, mon petit compagnon de vie ! Nos dix-sept ans et demi passés ensemble font partie de mes plus beaux souvenirs.  

Visconti prend un bain de soleil – mars 2021.

Visconti du temps de sa splendeur en 2009.

Visconti vu par Benoît Quiquerez © Benoît Quiquerez.

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